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Acquisitions

La politique d'acquisition du château de Fontainebleau a pour objectif d'enrichir quatre ensembles distincts et complémentaires : les œuvres ayant appartenu à l'ameublement historique pouvant être redisposées dans les appartements ; les œuvres ayant appartenu à l'ameublement historique mais ne pouvant y être redisposées ; les œuvres documentant les états historiques des appartements ; et, enfin, les œuvres venant enrichir les collections du musée Napoléon Ier. Entreprises et particuliers peuvent prendre part à l'acquisition d’œuvres d'art et bénéficier des avantages du mécénat à cette occasion. L'acquisition d'un trésor national au profit du château de Fontainebleau ouvre le droit à une déduction fiscale de 90% du montant de l'aide (dans la limite de 50% du montant de l'impôt initial).
















Acquisitions de 2014

Ensemble de 20 estampes

Achat financé par M. et Mme Jean-Pierre Cojan

Napoléon, maître au printemps 1812 à Dresde d’un servile « parterre de rois » germaniques, est ici ravalé au rang de bête que décrit un montreur de foire. Ce chanteur de foire (« Bänkelsänger »), vêtu à la Russe, allusion au peuple qui par son opiniâtreté a vaincu son envahisseur, entonne des couplets rimés en allemand, où il file la métaphore du prédateur. Le montreur, non pas d’ours mais de lion déchu, use de termes puisé dans le champ lexical d’abord du règne animal, puis du légendaire de l’ogre, enfin de l’abattoir et de la taxidermie, en un rapprochement sémantique exprimant la carrière de Napoléon. Le monstre (la « bête féroce »), l’ogre qui dominait l’Europe, a perdu de sa superbe en Russie. Le roi des animaux qui redécoupait l’Europe et s’attribuait les meilleurs morceaux selon un partage léonin, lui qui suivant son insatiable appétit dévorait les peuples (ici assimilés aux diverses espèces animales), est devenu un lion efflanqué, un bête de cirque, docile, obéissant à son montreur.

Habit de Grand chambellan

Acquis grâce au soutien de l’hôtel Aigle Noir et des Amis du Château de Fontainebleau, restauré et présenté grâce au soutien de Monsieur et Madame Odile-Marie et Louis-Claude Martin.

Rare témoin des habits de cérémonie des grands officiers civils de la Maison de l’Empereur, vraisemblablement commandé à l’occasion du sacre de Napoléon Ier en 1804 ou du mariage de l’empereur avec Marie-Louise de Habsbourg-Lorraine en 1810 , il est en velours de soie amarante, rehaussé sur les parements, les basques et le col de broderies de fil d’argent, canetilles, paillettes et paillons façonnés, dessinant des palmes et des palmettes. Il a rejoint les collections du musée Napoléon Ier.

Acquisitions de 2013

Livret de spectacle

Don de Bruno Grandjean

Ce rarissime livret de spectacle est le programme d’un ballet donné en l’honneur de Louis-Napoléon, roi de Hollande. Bilingue – le texte est d’abord en français, puis en néerlandais-, il a été relié sur place en Hollande, en maroquin rouge très décoré, dans un esprit hérité du XVIIIe siècle où abondent fleurs et guirlande de fleurettes, usant d’un vocabulaire qui montre les résistances au style Empire d’importation. Le thème du ballet est une supplique adressée par les sujets hollandais de Louis-Napoléon, négociants étranglés par le blocus continental imposé par Napoléon. Les Hollandais exsangues s’adressent à leur souverain. La « ville d’Amsterdam », « L’Espérance », « Minerve », « Thémis ou la Justice », « Mercure ou le Commerce », la « marine, représentée par des amiraux et des matelots », sont autant de personnages de scène contrastant de manière aiguë avec une réalité cruellement anémiée. Incapable de défendre les intérêts de ses sujets, Louis dut abdiquer et fuir la Hollande en 1810.

Un compotier "à pied dauphins"

Acquis grâce au soutien du Comte et de la Comtesse Charles-André Walewski

Ce compotier provient du service à dessert dit « fond rouge, papillons et fleurs » produit par la Manufacture impériale de Sèvres. Le motif distinctif du service, une frise de feuilles stylisées or sur fond rouge, bordée de deux filets d’or, se retrouve sur les « 8 compotiers à pied dauphins » dénombrés par le registre de livraison de la Manufacture de Sèvres en octobre 1809 au palais de Fontainebleau, pour l’usage de l’Empereur qui l’emporta à l’île d’Elbe en avril 1814. Ce compotier « à pied dauphins » est la première pièce de forme de ce service à regagner Fontainebleau depuis deux siècles. Il constitue avec les cinq assiettes déjà réunies, un ensemble inégalable, rassemblé dans une vitrine du musée Napoléon.

Cinq estampes retraçant l’année 1814

Mécénat privé de M. Bruno Grandjean par l’intermédiaire de la Société des amis et mécènes du château de Fontainebleau (SAMCF)

Trois de ces estampes concernent Pie VII : un portrait (Pie VII souverain pontife) et deux scènes (L’Empereur et l’Impératrice au pied de l’autel, baisant la patène qui leur est présentée par Sa Sainteté, le 2 décembre 1804 dans le chœur de Notre-Dame, et Pie VII bénissant les fidèles assemblés dans son appartement au pavillon de Flore le vendredi 8 mars 1805).

Les deux autres estampes – des eau-fortes coloriées – sont liées aux événements de l’année 1814 : un imaginaire Cri de Paris brocardant un Napoléon en fuite et une Entrée d’une partie des Alliés à Paris, le 31 mars 1814.

Acquisitions de 2012

Une paire de bras de lumière du salon du Grand Electeur

Acquis en vente publique, mécénat privé de M. Bruno Grandjean

Livrée en novembre 1804 par Duverger pour le salon du Grand Electeur de l’Empire au château de Fontainebleau, cette paire de bras de lumière a été installée par le lustrier Valentin dans cette pièce. Sa description en 1807 était la suivante : « deux bras de cheminée à 2 lumières en cuivre ciselé et doré forme arcade et plateaux avec figures et plaques en losanges hauteur 25 c » (Fontainebleau, archives du musée).

Une casserole pour bain-marie en cuivre étamé

Don de la galerie Kraemer Marquée « N couronné/ II 97/ Fontainebleau/ 1864 ».

Les archives de la régie du château de Fontainebleau conservent la trace de l’arrivée en mai 1864 de quinze casseroles à queue en cuivre à 18,40 francs pièce, sans précision de forme. Cette pièce permet d’illustrer la vie quotidienne d’un palais impérial, à travers les objets usuels nécessaires à la bonne marche d’une telle institution.

Estampe Les cascades de Fontainebleau

Don de M. Jacques Polain

Retirage XIXe siècle d’un cuivre du XVIIe siècle exploité par l’éditeur Jean Mariette dans les années 1680, la feuille, intitulée Les Cascades de Fontainebleau, montre les cascades depuis la tête du canal. Le canal creusé sous Henri IV est ici animé par plusieurs embarcations, la plus grande portant le pavillon royal, et par un jet d’eau installé à cet endroit sous le règne de Louis XIII.

Acquisitions de 2011


Deux estampes

Don de M. Jacques Polain

La première, Portrait des chasteaux royaux de Sainct-Germain-en-Laye et Portrait de la maison royale de Fontainebleau, est extraite de la publication de Georg Braun et Franz Hogenberg intitulée Civitates Orbis terrarum, qui connut plusieurs éditions, dont une postérieure à 1631. La seconde estampe, française, est une vue d’optique intitulée Vue du canal de Fontainebleau. Elle vient d’un éditeur parisien (après 1738), démarquée d’une estampe de Jacques Rigaud (1680-1754).

Quatre assiettes du « service à fond nankin »

Don de Philippe Sacerdot et Giles Ellwood

Afin d’accueillir dignement à Fontainebleau du 25 au 28 novembre 1804, le pape Pie VII en route pour Paris et la cérémonie du Sacre, Napoléon fait remeubler à la hâte le château vidé à la révolution. A cet effet, la maison de l’Empereur choisit dans les magasins de la manufacture de Sèvres un service à dessert dit « à fond nankin à figures ». De ce service qui comportait à l’origine cent dix pièces, accompagnées d’un surtout en biscuit, on ne connaît pas d’autres exemplaires que les trois assiettes et le compotier déjà dans les collections du château de Fontainebleau depuis 1984. Ces quatre assiettes nouvellement découvertes et acquises constituent un exceptionnel enrichissement. La salle 2 du musée Napoléon Ier, consacrée à la table impériale , présente ainsi, grâce à ce don, un ensemble inégalable de huit pièces du « service à fond nankin ».

Union de la France et de l’Autriche en présence de l’Europe, peinture sur verre

Mécénat de l’entreprise Redex et don personnel de M. Bruno Grandjean,

Portrait du roi de Rome : miniature sur ivoire de 1817

Don de M. Michel D’Halluin, maire honoraire de Remauville.

Œuvres graphiques napoléoniennes

Une estampe, offerte par la Société des amis et mécènes du château de Fontainebleau, intitulée Arc de triomphe…, eau-forte éditée par la veuve Chéreau en 1810 et rehaussée de couleurs, vient en contrepoint des pièces graphiques prestigieuses déjà rassemblées à Fontainebleau. Elle évoque la deuxième grande cérémonie dynastique du règne, le mariage. Une acquisition auprès d’un particulier souhaitant rester anonyme a permis de renforcer l’iconographie des « Adieux de Fontainebleau ».

Acquisition de 2009

Neptune et Amphitrite ou L’Allégorie du Monde marin De Francesco Albani, dit l’Albane (1578-1660)

Huile sur cuivre, 103 x 88,3 cm. Fin 2009, cette oeuvre d’intérêt majeur alors conservée aux Etats-Unis est venue rejoindre deux autres tableaux de ce cycle allégorique, peint vers 1635, conservés au château de Fontainebleau : Cybèle et les Saisons ou l’Allégorie de la Terre et Apollon et Mercure ou l’Allégorie de l’Air.

Cette acquisition insigne a été rendue possible grâce au mécénat du Crédit Agricole Brie-Picardie, d’Oxymétal, de Redex et d’Aurignac Finance ; le Fonds du Patrimoine du Ministère de la culture et de la Communication ayant complété la somme réunie par les autres entreprises mécènes.

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