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La Renaissance

La façade de l'aile de la Belle Cheminée, due au Primatice, l'habillage des façades et le tracé régularisé de la cour Ovale qui délimite l'ancienne enceinte médiévale constituent aujourd'hui les signes les plus forts de l'architecture de la Renaissance au château de Fontainebleau.

La porte Dorée - © FMR / Château de Fontainebleau
Le portique dit de Serlio - © FMR / Château de Fontainebleau
La cour de la Fontaine - © FMR / Château de Fontainebleau
Détail de le cour Ovale - © Sophie Lloyd
La porte du Baptistère - © Sophie Lloyd

Le palais de François Ier

Aux XVe et XVIe siècles, le château de Fontainebleau connaît un formidable développement à l’instigation de François Ier de retour d’Italie.
La construction de la fameuse galerie reliant sa chambre à la chapelle est accompagnée de celle du plus célèbre décor de la Renaissance française. Œuvre des Italiens, elle marque la naissance de la Première Ecole de Fontainebleau. Poursuivie aux règnes suivants, son action permet de donner au château l’essentiel de son plan actuel.

L’année 1528 constitue un repère dans l’histoire de la construction du château de Fontainebleau. En effet, cette année-là, après avoir ordonné d’abattre le château vieux pour élever un palais à sa mesure, François Ier entame l’édification de la galerie. Attenante à l’appartement du Roi dont la chambre est située au premier étage du donjon, l’aile de la galerie est un espace privé réparti sur deux niveaux. Au premier étage, la galerie est un lieu réservé à la déambulation du souverain. Elle était alors éclairée en lumière traversante puisque ses fenêtres prenaient à la fois jour au Sud sur la cour de la Fontaine et regardaient au Nord, du côté du jardin de la Reine. Ce n’est qu’au XVIIIe siècle, lors du doublement de l’aile pour y déployer de nouveaux appartements pour Louis XVI, que ses fenêtres ont été obturées et le cabinet de retraite du Roi, supprimé.

De cette galerie – la première construite en France – on raconte que le Roi en conservait lui-même la clef autour du cou et qu’il en réservait la visite à ses hôtes de marque. Au rez-de-chaussée, se déployaient les appartements de bains dans lesquels François Ier exposait, outre les grands antiques du Vatican fondus pas Primatice à Fontainebleau même, des tableaux précieux comme La Joconde ou La Vierge au Rocher de Léonard de Vinci.

Les grands travaux et les décors

Tandis que du côté de la cour Ovale, François Ier fait reconstruire le château sur les fondations primitives, dans le même temps, il reprend aux religieux les terrains de l’abbaye nécessaires à la constitution du domaine. C’est ainsi que sont érigés les bâtiments qui bordent la cour du Cheval blanc (aile des Ministres au Nord, aile de Ferrare à l’Ouest, aile de la Galerie d’Ulysse au Sud).

Leur construction s’accompagne de celle de diverses dépendances (grand et petit jeu de paume, chenil, conciergerie, pavillons…). Des ajouts sont alors régulièrement effectués (modifications d’escaliers, construction de la colonnade ceinturant la cour Ovale, permettant la desserte des appartements et la montée de la garde à leurs abords, développement des bâtiments bordant la cour de la Fontaine puis alignement de ceux regardant du côté de la cour du Cheval blanc).
La reconstruction d’une chapelle royale sur deux niveaux superposés marque un aboutissement et le couronnement d’une fondation remontant à Thomas Becket.

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