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L’époque médiévale

Le château de Fontainebleau s'est développé à partir du donjon qui témoigne des origines médiévales du bâtiment. Celles-ci sont probablement antérieures à la présence royale mais c'est bien depuis la chambre du Roi, longtemps située au première étage (actuelles salles Saint-Louis), que s'exerce le pouvoir.

L’enceinte médiévale primitive et le couvent des Mathurins.
Le donjon dit de Saint-Louis (décor du XIXe siècle) - © Sophie Lloyd

Le premier château

La première mention du château de Fontainebleau dans une charte royale remonte à 1137, année de l’avènement de Louis VII le Jeune. De cette époque demeure le donjon, massive construction de forme carrée. En 1169, Thomas Becket, archevêque de Cantorbéry, alors en exil en France, consacre la chapelle du château de Fontainebleau sous le double vocable de la Vierge et de Saint-Saturnin. En 1259, saint Louis, très attaché à son château fort de Fontainebleau, fonde un couvent-hôpital dont il confie la charge aux moines trinitaires ou Mathurins. De cette disposition originelle subsistent les fondations de leur chapelle et des bâtiments conventuels, alors situés à proximité de l’actuelle chapelle de la Trinité. Philippe IV le Bel (1268-1314), fils de Philippe III et d’Isabelle d’Aragon naît et meurt à Fontainebleau. En 1323, Isabelle de France, reine d’Angleterre, vient à Fontainebleau rendre visite à son frère, Charles IV le Bel (fils de Philippe IV). En 1332, c’est à Fontainebleau qu’est signé le contrat de mariage de Jean de France (futur Jean II le Bon) et Bonne de Bohème. Charles VII (roi de France de 1422 à 1461) entreprend des travaux d’agrandissement de l’enceinte castrale dès le début de son règne. Il y séjourne à plusieurs reprises pendant de longues périodes, excédant parfois six mois.

Un château et un monastère

C’est en bordure de ce qui constitue aujourd’hui la cour d’Honneur (ou cour du Cheval Blanc ou cour des Adieux) que Saint-Louis fonde un couvent-hôpital. Intégrée au logis principal ouvrant sur cette cour, l’actuelle chapelle de la Trinité (reconstruite au XVIe siècle) occupe l’emplacement de la chapelle conventuelle des religieux de la Sainte-Trinité ou moines Mathurins. Les bâtiments de ce couvent étaient alors construits sur le côté de la cour d’Honneur, comme le rappelle toujours le nom même de la cour ouvrant sur la ville et dite des Mathurins. Le monastère sera racheté par François Ier lors des agrandissements qu’il ordonne, à partir de 1528.

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